Entre les portes de la Maurienne, au confluent de l’Arc et de l’Isère, et les derniers villages de Haute-Maurienne, aux portes du col de l’Iseran, le marché immobilier présente une diversité rarement rencontrée à l’échelle d’une même vallée alpine. Sur près de 120 kilomètres, les paysages, les activités économiques, les modes de vie et les prix immobiliers changent profondément.
Dans la vallée, d’Aiton à Saint-Jean-de-Maurienne puis Modane, l’immobilier reste largement marqué par les besoins résidentiels des habitants permanents, l’activité industrielle, les infrastructures de transport et les emplois liés aux grands chantiers. Les appartements anciens y demeurent généralement plus accessibles que dans les principaux bassins urbains savoyards, tandis que les maisons individuelles attirent les familles recherchant davantage d’espace.
Plus haut, entre Modane, Aussois, Val-Cenis, Bessans et Bonneval-sur-Arc, la Haute-Maurienne possède un marché immobilier différent. Les villages traditionnels, les paysages du parc national de la Vanoise et la proximité des domaines skiables attirent une clientèle à la fois résidentielle et touristique. La rareté des biens, les contraintes foncières et l’intérêt pour les résidences secondaires contribuent à soutenir les valeurs dans les secteurs les plus recherchés.
Enfin, les grandes stations installées sur les versants sud et est de la Maurienne constituent un troisième marché. De Valloire et Valmeinier aux Sybelles, en passant par Orelle et les stations proches de Modane, les prix sont fortement influencés par l’altitude, la qualité des domaines skiables, l’enneigement, l’accessibilité et les perspectives de location touristique.
À la mi-2026, il serait donc trompeur de parler d’un marché immobilier unique de la Maurienne. Les écarts entre un appartement ancien à Saint-Jean-de-Maurienne, une maison traditionnelle à Lanslebourg et un logement touristique à Valloire peuvent être considérables.
Cette analyse distingue trois grands ensembles : la vallée de la Maurienne jusqu’à Modane, la Haute-Maurienne jusqu’à Bonneval-sur-Arc et les stations de ski des versants sud et est. Elle s’intéresse aux prix, aux évolutions récentes, aux facteurs d’attractivité et aux perspectives pour les propriétaires comme pour les acquéreurs.
Les données de transactions notariales, lorsqu’elles sont disponibles, sont distinguées des estimations communales et des prix proposés sur les marchés touristiques. Les volumes exacts des ventes du premier semestre 2026 ne sont pas encore établis ici commune par commune ; les comparaisons devront donc être interprétées en tenant compte des périodes et des périmètres statistiques.
Un marché à deux vitesses entre la vallée et les stations
Les statistiques notariales permettent de mesurer l’ampleur des différences entre les marchés résidentiels de la vallée et les marchés touristiques d’altitude.
Selon la synthèse immobilière de juin 2026 des Notaires de France, portant sur les ventes du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, le prix médian des appartements anciens atteint 1 730 €/m² dans la vallée de la Maurienne, en progression de 2,5 % sur un an.
Dans les stations de Maurienne, la médiane s’établit à 3 370 €/m², en hausse de 4 %. Le prix au mètre carré est donc presque deux fois plus élevé qu’en fond de vallée.
Les maisons anciennes suivent une dynamique différente. Leur prix médian atteint 207 500 € dans la vallée, en hausse de 18,5 %, contre 248 400 € dans les stations, en progression de 10,3 %.
Cette hausse de 18,5 % ne signifie cependant pas que toutes les maisons de Maurienne ont gagné près d’un cinquième de leur valeur en un an. La médiane dépend des biens vendus, de leur localisation, de leur état et de leur superficie. Dans un marché relativement peu fourni, quelques ventes de maisons plus grandes ou mieux situées peuvent modifier sensiblement les résultats.
Prix réellement constatés — avril 2025 à mars 2026
| Type de bien | Vallée | Stations |
| Appartement ancien | 1 730 €/m² | 3 370 €/m² |
| Évolution annuelle | +2,5 % | +4,0 % |
| Maison ancienne | 207 500 € | 248 400 € |
| Évolution annuelle | +18,5 % | +10,3 % |
| Appartement neuf | Non publié | 7 610 €/m² |
Source : Notaires de France, synthèse Savoie, juin 2026. Les catégories « vallée » et « stations » sont les périmètres statistiques définis par les notaires, et non les trois secteurs éditoriaux de cet article.
La comparaison avec les autres territoires savoyards est particulièrement révélatrice.
À Chambéry, le prix médian des appartements anciens atteint 2 840 €/m². Dans le secteur Montmélian–Saint-Pierre-d’Albigny–La Rochette, il s’établit à 2 320 €/m². La vallée de la Maurienne, à 1 730 €/m², conserve donc un avantage économique considérable.
Pour un appartement de 70 m², l’application théorique de ces médianes représente environ 121 000 € dans la vallée de la Maurienne, contre 199 000 € à Chambéry. La différence atteint près de 78 000 €.
Ces calculs ne comparent pas des appartements identiques. Ils illustrent néanmoins le positionnement économique du marché résidentiel mauriennais.
En altitude, la situation s’inverse partiellement. Les stations attirent une clientèle qui n’achète pas uniquement un logement, mais également un accès aux domaines skiables, un environnement montagnard et parfois une perspective de revenus locatifs saisonniers.
Le marché y dépend donc davantage de l’attractivité touristique, de l’altitude, de la qualité des résidences et des conditions d’exploitation des logements.
La vallée de la Maurienne, d’Aiton à Modane
Aiguebelle, La Chambre et Saint-Étienne-de-Cuines : des marchés résidentiels encore accessibles
À l’entrée de la Maurienne, le paysage s’organise autour de l’Arc, des infrastructures de transport et des villages installés au pied des versants montagneux.
Aiguebelle, aujourd’hui intégrée à Val-d’Arc, constitue l’une des portes historiques de la vallée. Plus en amont, La Chambre et Saint-Étienne-de-Cuines jouent un rôle de petits centres résidentiels et de services.
Le marché immobilier y reste principalement tourné vers les habitants permanents. Les appartements anciens, les maisons de village et les pavillons familiaux composent une offre variée, généralement plus accessible que dans le bassin chambérien.
L’attractivité de ces communes repose sur leur position le long de l’A43, la présence de services de proximité et les possibilités de déplacement vers les zones d’emploi de la vallée.
Mais les contraintes géographiques sont importantes. Le relief limite les espaces constructibles, tandis que les routes, la voie ferrée, l’autoroute et les activités industrielles peuvent créer des nuisances dans certains secteurs.
La différence entre une maison située dans le fond de vallée et une propriété installée sur un versant bien exposé peut donc être considérable.
Les logements anciens occupent une place importante. Leur valeur dépend fortement de leur état énergétique, des travaux de rénovation et de la qualité de leur environnement immédiat.
Pour les familles recherchant une maison avec jardin, ces communes peuvent représenter une alternative économique intéressante. Mais les temps de déplacement, l’accès aux écoles et aux services ainsi que les contraintes liées à la montagne doivent être intégrés au choix résidentiel.
Saint-Jean-de-Maurienne : le principal marché urbain de la vallée
Saint-Jean-de-Maurienne constitue le principal centre administratif, commercial et résidentiel de la vallée.
La ville concentre des établissements scolaires, des équipements de santé, des commerces et des services publics. Son rôle de centralité est renforcé par les activités industrielles et par les infrastructures liées au projet ferroviaire Lyon–Turin.
Le marché immobilier y est largement composé d’appartements anciens, notamment dans le centre-ville et les quartiers résidentiels construits au cours du XXe siècle.
Selon PAP, le prix moyen de l’immobilier atteint 2 068 €/m² au 1er octobre 2026. Les appartements sont estimés à 2 008 €/m² et les maisons à 2 439 €/m².
Ces valeurs confirment le positionnement accessible de Saint-Jean-de-Maurienne par rapport aux autres centres urbains savoyards.
Pour un appartement de 70 m², l’application de l’estimation PAP représente un budget théorique d’environ 140 600 €, hors frais d’acquisition et travaux éventuels.
Mais cette moyenne masque d’importantes différences.
Les appartements du centre ancien peuvent séduire les acquéreurs recherchant la proximité des commerces et des services. Leur valeur dépend toutefois de l’état de la copropriété, de l’isolation, du chauffage et des possibilités de stationnement.
Les logements plus récents, disposant d’un balcon, d’un ascenseur ou d’un parking, peuvent intéresser davantage les familles et les actifs.
Les maisons individuelles restent relativement recherchées, particulièrement lorsqu’elles bénéficient d’un jardin et d’un environnement calme.
Le Lyon–Turin : un facteur économique majeur, mais aux effets immobiliers complexes
Le chantier de la liaison ferroviaire Lyon–Turin constitue l’une des grandes particularités du marché immobilier mauriennais.
Les travaux mobilisent une main-d’œuvre importante et créent des besoins temporaires de logement. Cette demande concerne notamment les appartements meublés et les logements adaptés à des salariés en mobilité professionnelle.
Le phénomène est particulièrement visible à Saint-Jean-de-Maurienne.
Dans une enquête publiée le 31 août 2026, Le Dauphiné libéré rapporte les difficultés rencontrées sur le marché locatif. Deux agences interrogées indiquent gérer respectivement environ 70 et 130 logements, avec une disponibilité extrêmement limitée.
Cette situation traduit une tension locative réelle, mais elle ne doit pas être interprétée comme une garantie de rentabilité durable pour les investisseurs.
La demande liée aux grands chantiers est, par nature, dépendante de leur calendrier. Lorsque les travaux diminueront, les besoins de logement de certains salariés pourraient évoluer.
Pour les propriétaires bailleurs, il est donc essentiel de distinguer la demande structurelle des habitants permanents de la demande temporaire liée aux chantiers.
Le Lyon–Turin peut également modifier l’attractivité future de la vallée, mais il serait prématuré de chiffrer une hausse immobilière directement liée à sa mise en service.
Saint-Michel-de-Maurienne et Saint-Martin-de-la-Porte : un marché entre industrie, mobilité et tourisme
En remontant la vallée, Saint-Michel-de-Maurienne occupe une position stratégique.
La commune bénéficie de la proximité des accès à Valloire et Valmeinier par le col du Télégraphe et la vallée de la Neuvache. Elle constitue également un pôle résidentiel pour les habitants travaillant dans la vallée.
Son marché immobilier présente une particularité : les prix restent relativement accessibles malgré cette proximité avec les stations.
Au 1er octobre 2026, PAP estime le prix moyen à 2 590 €/m², dont 2 846 €/m² pour les appartements et 2 132 €/m² pour les maisons.
Le prix estimé des appartements apparaît ainsi supérieur à celui des maisons, une situation qui peut surprendre.
Elle ne signifie pas que les appartements sont systématiquement plus recherchés. Elle peut notamment résulter de différences dans les biens observés, de la présence de logements récents ou de la composition de l’offre.
Dans une commune où les transactions sont moins nombreuses que dans une grande ville, les moyennes doivent être interprétées avec prudence.
À Saint-Martin-de-la-Porte, le marché présente un caractère plus rural, avec des maisons anciennes et des logements implantés dans les hameaux.
L’influence des chantiers du Lyon–Turin est également importante dans ce secteur.
Pour les acquéreurs, l’intérêt de ces communes repose sur la possibilité de vivre à proximité des emplois de la vallée tout en bénéficiant d’un accès relativement rapide aux stations de ski.
Pour les vendeurs, l’emplacement précis, l’état du logement et les nuisances éventuelles constituent des critères déterminants.
Modane et Fourneaux : un marché résidentiel frontalier et une porte vers la Haute-Maurienne
À l’extrémité orientale de la moyenne Maurienne, Modane occupe une position particulière.
La ville bénéficie d’une histoire ferroviaire et industrielle importante, liée notamment au tunnel du Fréjus et aux échanges avec l’Italie.
Elle constitue également une porte d’accès à la Haute-Maurienne et aux stations de Valfréjus, La Norma et Aussois.
Le marché immobilier de Modane reste relativement accessible.
Selon PAP, le prix moyen atteint 2 414 €/m² au 1er octobre 2026, dont 2 446 €/m² pour les appartements et 2 368 €/m² pour les maisons.
Mais il faut distinguer plusieurs marchés au sein de la commune.
Le centre de Modane et les quartiers résidentiels répondent principalement à une demande permanente. Les logements proches des infrastructures ferroviaires et des services attirent des actifs, des familles et des personnes travaillant dans les activités de transport et de chantier.
À Fourneaux, commune voisine, les caractéristiques sont comparables, avec un parc immobilier ancien et une forte relation aux infrastructures de la vallée.
En revanche, Valfréjus, station située sur le territoire communal de Modane, appartient à un marché touristique totalement différent.
Un appartement destiné à la location saisonnière, à proximité des remontées mécaniques, ne peut pas être évalué à partir de la moyenne immobilière de Modane.
Cette distinction est essentielle pour les propriétaires.
La proximité administrative entre une station et une ville de vallée ne signifie pas qu’elles appartiennent au même marché immobilier.
La Haute-Maurienne, de Modane à Bonneval-sur-Arc
La Haute-Maurienne : un marché immobilier marqué par la rareté et l’attractivité touristique
Au-delà de Modane, la vallée change progressivement de caractère.
Les villages de Villarodin-Bourget, Avrieux, Aussois, Val-Cenis, Bessans et Bonneval-sur-Arc appartiennent à un territoire où l’altitude, les paysages et les activités touristiques jouent un rôle croissant dans le marché immobilier.
La Haute-Maurienne conserve une population permanente, des activités agricoles et des services de proximité. Mais la présence de stations de ski, de villages traditionnels et d’espaces naturels protégés attire également les acquéreurs de résidences secondaires.
Le marché se caractérise par une offre foncière limitée.
Les contraintes topographiques, les espaces naturels protégés, les risques de montagne et les règles d’urbanisme réduisent les possibilités de construction. Dans les villages historiques, le patrimoine architectural impose également des exigences particulières.
Cette rareté peut contribuer à soutenir les valeurs, particulièrement pour les biens rénovés ou situés dans des environnements recherchés.
Mais les différences restent considérables entre les communes.
Aussois : un village-station familial au marché intermédiaire
Situé sur un plateau ensoleillé dominant la vallée, Aussois bénéficie d’une identité villageoise forte et d’une activité touristique hivernale et estivale.
La station attire notamment les familles recherchant un domaine skiable à taille humaine, un environnement préservé et un accès aux paysages de la Vanoise.
Selon PAP, le prix moyen de l’immobilier à Aussois atteint 3 379 €/m² au 1er octobre 2026, dont 3 389 €/m² pour les appartements et 2 912 €/m² pour les maisons.
Ces niveaux restent supérieurs à ceux de Modane, mais inférieurs à ceux de plusieurs stations touristiques plus réputées.
Le marché comprend des appartements en résidences de tourisme, des logements dans le village et des maisons traditionnelles.
La valeur dépend fortement de la proximité des remontées mécaniques, de l’état du logement et de ses possibilités d’occupation.
Les appartements situés dans des résidences avec services peuvent présenter des charges et des contraintes de gestion différentes de celles d’un logement classique.
Pour les acquéreurs, l’analyse du coût global est donc essentielle.
Val-Cenis : plusieurs villages et plusieurs marchés
Val-Cenis constitue un ensemble territorial particulièrement diversifié, issu du regroupement de Lanslebourg-Mont-Cenis, Lanslevillard, Termignon, Sollières-Sardières et Bramans.
Ces villages ne présentent pas tous les mêmes caractéristiques immobilières.
Lanslebourg et Lanslevillard concentrent une part importante des activités touristiques et des hébergements liés au domaine skiable. Termignon bénéficie d’une position attractive aux portes du parc national de la Vanoise. Sollières-Sardières et Bramans conservent des caractéristiques davantage rurales, même si le tourisme joue également un rôle important.
Les estimations PAP d’octobre 2026 situent les appartements autour de 4 127 €/m² à Lanslebourg-Mont-Cenis, 4 175 €/m² à Lanslevillard et 4 043 €/m² à Termignon.
Ces valeurs, calculées sur les périmètres des anciennes communes, illustrent un marché touristique relativement homogène dans ses niveaux de prix apparents, mais elles ne doivent pas masquer les différences entre les biens.
Un appartement situé au pied des pistes à Lanslevillard, une maison ancienne dans le centre de Termignon et un logement dans un hameau de Bramans ne répondent pas aux mêmes attentes.
La proximité des commerces, l’accès aux remontées mécaniques, l’exposition et la qualité de la rénovation peuvent modifier sensiblement la valeur.
Le marché de Val-Cenis bénéficie également d’une attractivité estivale importante, liée à la randonnée, au cyclisme et aux paysages du Mont-Cenis.
Cette double saisonnalité peut représenter un atout pour les propriétaires souhaitant louer leur bien, même si les revenus locatifs restent dépendants de la fréquentation et des coûts d’exploitation.
Bessans : un marché de montagne porté par le tourisme nordique
À plus de 1 700 mètres d’altitude, Bessans possède une identité touristique particulière.
La commune est notamment réputée pour ses activités nordiques, son environnement de haute montagne et ses paysages ouverts sur les sommets de Haute-Maurienne.
Le marché immobilier y est relativement restreint.
Selon PAP, le prix moyen atteint 4 337 €/m² au 1er octobre 2026, dont 4 234 €/m² pour les appartements et 5 969 €/m² pour les maisons.
Ces estimations doivent être considérées avec prudence, particulièrement pour les maisons, dont les ventes sont peu nombreuses.
La commune compte une proportion importante de résidences secondaires. PAP estime leur part à environ 79 % du parc de logements.
Cette structure immobilière traduit l’importance du tourisme dans la demande locale.
Elle soulève également la question du logement des habitants permanents, notamment des salariés des activités touristiques et des services.
Pour les acquéreurs, Bessans présente un marché de niche, où la qualité de l’emplacement et l’authenticité du bâti peuvent jouer un rôle important.
Bonneval-sur-Arc : un marché exceptionnel, mais des estimations à manier avec précaution
À l’extrémité de la Haute-Maurienne, Bonneval-sur-Arc appartient à une catégorie immobilière particulière.
Classé parmi les Plus Beaux Villages de France, le village bénéficie d’un patrimoine architectural remarquable, d’un environnement de haute montagne et d’une forte attractivité touristique.
Les maisons traditionnelles en pierre et les logements situés dans le village ancien constituent des biens rares.
Selon PAP, le prix moyen de l’immobilier atteint 15 037 €/m² au 1er octobre 2026, dont 15 147 €/m² pour les appartements et 5 969 €/m² pour les maisons. La plateforme affiche une progression de 13,8 % sur un an.
Ces chiffres sont spectaculaires, mais leur interprétation exige une prudence particulière.
Le marché de Bonneval-sur-Arc est extrêmement réduit. Les biens disponibles sont peu nombreux, et leur nature peut être très différente.
Un appartement rénové dans une construction traditionnelle, un logement touristique récent et une maison ancienne ne peuvent pas être comparés uniquement à partir de leur surface.
La forte différence entre les estimations des appartements et des maisons constitue d’ailleurs un signal de fragilité statistique.
Il serait donc imprudent d’affirmer que les appartements se vendent réellement à plus de 15 000 €/m² dans l’ensemble du village sans vérifier les transactions individuelles.
La rareté du foncier, la protection du patrimoine et l’attractivité touristique expliquent pourquoi Bonneval-sur-Arc peut présenter des valeurs élevées. Mais l’estimation de chaque propriété doit reposer sur une étude spécifique des ventes comparables.
Le marché y est davantage patrimonial que résidentiel ordinaire.
Les stations de ski de Maurienne, des Sybelles à la frontière italienne
Les stations de Maurienne : un marché touristique qui résiste mieux que la vallée
Le troisième grand marché immobilier de Maurienne est celui des stations de ski.
Il se distingue nettement du marché résidentiel de fond de vallée.
Les acquéreurs recherchent ici des logements destinés aux vacances, à la location saisonnière ou à un usage mixte associant occupation personnelle et revenus locatifs.
Les prix dépendent donc de critères particuliers : proximité des remontées mécaniques, qualité du domaine skiable, altitude, enneigement, vue, exposition, prestations de la résidence et potentiel de fréquentation estivale.
Les statistiques notariales montrent une progression des prix dans l’ancien.
Entre avril 2025 et mars 2026, le prix médian des appartements anciens vendus dans les stations de Maurienne atteint 3 370 €/m², en hausse de 4 % sur un an.
Le prix de vente médian s’établit à 108 600 €, pour une surface habitable médiane de seulement 31 m².
Cette petite surface médiane reflète l’importance des studios et des appartements compacts dans le parc touristique.
Le marché du neuf se situe à un niveau très différent.
Les appartements neufs atteignent 7 610 €/m², avec un prix de vente médian de 432 400 € et une surface habitable médiane de 53 m².
L’écart entre le neuf et l’ancien dépasse ainsi 4 200 €/m². Il ne peut toutefois pas être attribué uniquement à l’âge des logements : les programmes neufs présentent souvent des surfaces, des prestations et des localisations différentes.
Stations de Maurienne — transactions notariales, avril 2025 à mars 2026
Appartements anciens
3 370 €/m²
+4 % sur un an
Appartements neufs
7 610 €/m²
−4,3 % sur un an
Ces chiffres montrent que le marché touristique mauriennais reste actif, mais ils masquent des écarts considérables entre les stations.
Valloire et Valmeinier : deux marchés reliés par un même domaine skiable
Au-dessus de Saint-Michel-de-Maurienne, Valloire et Valmeinier constituent l’un des principaux ensembles touristiques de la vallée.
Les deux stations sont reliées par le domaine skiable Galibier-Thabor, mais leurs marchés immobiliers présentent des différences importantes.
Valloire : une station-village dont la valeur repose sur l’identité et l’attractivité touristique
Valloire bénéficie d’une identité de village de montagne particulièrement affirmée.
Son centre ancien, ses commerces, ses restaurants, son environnement au pied du col du Galibier et la diversité des activités estivales contribuent à son attractivité.
Le marché immobilier y est soutenu par une clientèle recherchant une résidence secondaire dans une station vivante, disposant d’une offre touristique importante en hiver comme en été.
Selon PAP, le prix moyen atteint 5 473 €/m² au 1er octobre 2026, dont 5 456 €/m² pour les appartements et 5 740 €/m² pour les maisons.
Ces niveaux placent Valloire parmi les marchés touristiques les plus chers de Maurienne, hors cas très particuliers comme Bonneval-sur-Arc.
La valeur dépend fortement de la localisation.
Un appartement situé dans le centre du village, à proximité des commerces et des remontées mécaniques, peut présenter un intérêt différent de celui d’un logement situé dans un hameau plus éloigné.
Les résidences récentes, disposant de parkings, de balcons et de prestations adaptées aux séjours touristiques, attirent une clientèle spécifique.
Les logements anciens nécessitant des travaux peuvent offrir des budgets d’acquisition inférieurs, mais leur rentabilité locative doit être appréciée en tenant compte des charges et des périodes d’occupation.
Valmeinier : un marché plus accessible et davantage tourné vers les résidences touristiques
Valmeinier présente un profil différent.
La station s’organise principalement autour de Valmeinier 1500 et de Valmeinier 1800, avec une offre importante d’appartements en résidences touristiques.
Au 1er octobre 2026, PAP estime le prix moyen à 3 953 €/m², dont 3 950 €/m² pour les appartements et 5 017 €/m² pour les maisons.
L’indicateur global progresse de 8,8 % sur un an et de 38,8 % sur cinq ans.
L’écart avec Valloire dépasse 1 500 €/m² pour les appartements.
Pour un logement de 40 m², cela représente théoriquement une différence d’environ 60 000 €.
Mais les deux marchés ne sont pas parfaitement comparables.
Valloire dispose d’un centre villageois historique et d’une offre résidentielle diversifiée. Valmeinier comprend une proportion importante de logements conçus pour les séjours touristiques, parfois soumis à des dispositifs de gestion ou à des contraintes particulières.
Pour les investisseurs, la question essentielle n’est donc pas uniquement le prix d’acquisition, mais aussi la liberté d’occupation, les charges, les modalités de location et les perspectives de revente.
Les Sybelles : un grand domaine skiable, plusieurs marchés immobiliers
Autour de Saint-Jean-de-Maurienne, le domaine des Sybelles constitue un autre ensemble touristique majeur.
Il relie notamment La Toussuire, Le Corbier, Saint-Sorlin-d’Arves, Saint-Jean-d’Arves, Saint-Colomban-des-Villards et Les Bottières.
Malgré leur appartenance à un même domaine skiable, ces stations présentent des marchés immobiliers très différents.
La Toussuire et Le Corbier : des marchés dominés par les appartements touristiques
La Toussuire et Le Corbier disposent d’un parc important de logements collectifs destinés aux vacances.
Leur marché est fortement influencé par la proximité des pistes, l’exposition des appartements, les prestations des résidences et les possibilités de location saisonnière.
Selon les estimations PAP d’octobre 2026, les appartements atteignent environ 3 805 €/m² à Fontcouverte-la-Toussuire, contre 2 547 €/m² à Villarembert, commune sur laquelle se trouve Le Corbier.
Il ne signifie pas nécessairement que les appartements de La Toussuire sont tous de meilleure qualité que ceux du Corbier. Il reflète également les différences de parc immobilier, d’ancienneté des résidences et de composition des biens observés.
Le Corbier possède notamment de nombreux appartements dans de grands ensembles construits pour le tourisme hivernal.
Ces logements peuvent présenter des prix d’acquisition relativement accessibles, mais les charges de copropriété, les travaux collectifs et la performance énergétique doivent être examinés avec attention.
À La Toussuire, les biens situés dans des résidences récentes ou bénéficiant d’une vue dégagée peuvent attirer une clientèle disposant d’un budget supérieur.
Saint-Sorlin-d’Arves et Saint-Jean-d’Arves : des stations-villages à l’identité différente
Saint-Sorlin-d’Arves et Saint-Jean-d’Arves bénéficient d’une ambiance plus villageoise, avec des chalets, des hameaux et des paysages dominés par les Aiguilles d’Arves et le massif de l’Étendard.
Le marché immobilier y associe des appartements touristiques, des chalets et des maisons traditionnelles.
À Saint-Sorlin-d’Arves, PAP estime le prix moyen à 3 520 €/m² au 1er octobre 2026, dont 3 467 €/m² pour les appartements et 6 924 €/m² pour les maisons.
L’indicateur global progresse de 1,9 % sur un an et de 18,4 % sur cinq ans.
La différence entre appartements et maisons est particulièrement importante.
Elle s’explique en partie par la nature des biens : les appartements touristiques sont souvent compacts, tandis que les maisons et chalets peuvent constituer des propriétés rares, disposant de surfaces et de prestations très différentes.
Les estimations concernant les maisons doivent cependant être interprétées avec prudence, compte tenu du faible nombre de transactions.
Saint-Jean-d’Arves présente un marché comparable dans son fonctionnement, mais les différences entre hameaux, proximité des pistes et qualité des constructions rendent les moyennes communales insuffisantes pour une estimation précise.
Saint-François-Longchamp : un marché touristique aux portes de la Maurienne
À l’entrée occidentale de la vallée, Saint-François-Longchamp constitue un autre marché immobilier touristique important.
La station bénéficie de sa liaison avec Valmorel au sein du Grand Domaine et de sa proximité avec le col de la Madeleine.
Son marché est largement composé d’appartements destinés aux séjours touristiques, mais il comprend également des chalets et des logements dans les différents hameaux.
Selon PAP, les appartements sont estimés autour de 3 877 €/m² au 1er octobre 2026.
Ce niveau reste relativement accessible par rapport aux grandes stations de Tarentaise, mais il ne suffit pas à apprécier l’intérêt d’un investissement.
La proximité des remontées mécaniques, la qualité de la résidence, les charges et les modalités de gestion peuvent modifier considérablement le coût réel de détention.
La station bénéficie également d’une activité estivale liée au cyclisme et à la randonnée, mais les revenus locatifs demeurent fortement saisonniers.
Orelle, Valfréjus et La Norma : des stations aux positionnements particuliers
À l’est de Saint-Michel-de-Maurienne, plusieurs stations présentent des caractéristiques immobilières originales.
Orelle : l’accès aux Trois Vallées sans les prix des grandes stations
Orelle occupe une position particulière dans le paysage touristique savoyard.
Située dans la vallée de la Maurienne, la commune bénéficie d’un accès par télécabine au domaine des Trois Vallées, via le secteur de Val Thorens.
Cette liaison constitue un argument important pour les acquéreurs recherchant un accès à un très grand domaine skiable sans nécessairement acheter dans les stations les plus prestigieuses de Tarentaise.
Selon PAP, les appartements sont estimés à 3 282 €/m² à Orelle en octobre 2026, tandis que les maisons atteignent environ 1 983 €/m².
La différence entre les deux catégories de biens illustre le caractère particulier du marché.
Les appartements touristiques peuvent bénéficier de la proximité des installations de remontées mécaniques, tandis que les maisons anciennes des villages et hameaux répondent davantage à une logique résidentielle.
Pour les investisseurs, Orelle peut constituer une alternative économique, mais l’éloignement des commerces, la dépendance aux remontées mécaniques et la saisonnalité doivent être pris en compte.
Valfréjus : un marché touristique distinct de Modane
Située au-dessus de Modane, Valfréjus bénéficie d’un accès relativement rapide depuis l’autoroute A43 et la gare de Modane.
La station propose un domaine skiable de montagne et un parc important d’appartements touristiques.
Son marché ne doit pas être confondu avec celui de Modane.
Les logements proches des remontées mécaniques, les résidences récentes et les appartements adaptés aux séjours familiaux peuvent présenter des valeurs supérieures à celles du fond de vallée.
En revanche, les résidences anciennes nécessitant des rénovations ou présentant des charges élevées peuvent rencontrer davantage de difficultés.
La qualité de l’enneigement, l’altitude et les perspectives de fréquentation estivale jouent également un rôle croissant dans les décisions d’achat.
La Norma : une station familiale au marché relativement compact
La Norma, située sur la commune de Villarodin-Bourget, possède une identité touristique différente.
La station, largement piétonne dans son cœur, attire notamment les familles recherchant un environnement calme et un accès direct aux activités de montagne.
Son parc immobilier comprend principalement des appartements touristiques, avec des surfaces souvent limitées.
Les prix dépendent fortement de l’état des résidences, de leur emplacement et des charges de copropriété.
Comme à Valfréjus, les moyennes communales ne permettent pas d’évaluer correctement le marché de la station.
Une analyse des transactions propres aux résidences touristiques est nécessaire pour déterminer les prix réellement pratiqués.
Les prix immobiliers de Maurienne : des écarts considérables entre vallée et montagne
Les estimations PAP disponibles à l’automne 2026 permettent de comparer les principaux marchés immobiliers mauriennais.
| Commune ou station | Appartements | Maisons |
|---|---|---|
| Saint-Jean-de-Maurienne | 2 008 €/m² | 2 439 €/m² |
| Saint-Michel-de-Maurienne | 2 846 €/m² | 2 132 €/m² |
| Modane | 2 446 €/m² | 2 368 €/m² |
| Aussois | 3 389 €/m² | 2 912 €/m² |
| Lanslebourg-Mont-Cenis | 4 127 €/m² | 3 985 €/m² |
| Lanslevillard | 4 175 €/m² | 5 969 €/m² |
| Bessans | 4 234 €/m² | 5 969 €/m² |
| Bonneval-sur-Arc | 15 147 €/m² | 5 969 €/m² |
| Valloire | 5 456 €/m² | 5 740 €/m² |
| Valmeinier | 3 950 €/m² | 5 017 €/m² |
| Saint-Sorlin-d’Arves | 3 467 €/m² | 6 924 €/m² |
| Fontcouverte-la-Toussuire | 3 805 €/m² | 7 599 €/m² |
| Villarembert – Le Corbier | 2 547 €/m² | 2 586 €/m² |
| Orelle | 3 282 €/m² | 1 983 €/m² |
Estimations PAP, octobre 2026. Les chiffres ne sont pas des médianes notariales des ventes du premier semestre. Les valeurs des petites communes et les estimations de maisons dans les stations sont particulièrement sensibles au faible nombre de biens observés. Certaines lignes correspondent à d’anciennes communes désormais intégrées à des communes nouvelles.
Cette comparaison fait apparaître trois niveaux de marché.
Dans la vallée, les appartements se situent généralement entre 2 000 et 2 800 €/m² selon les estimations communales. Ces prix restent relativement accessibles à l’échelle savoyarde.
Dans les stations familiales et les villages touristiques, les appartements se situent souvent entre 3 000 et 5 500 €/m², avec des différences importantes selon les communes et les caractéristiques des résidences.
Enfin, certains marchés patrimoniaux très particuliers, comme Bonneval-sur-Arc, affichent des estimations nettement supérieures. Ces valeurs doivent cependant être vérifiées au cas par cas, car les volumes de transactions sont très faibles.
La Maurienne présente donc une amplitude de prix exceptionnelle, qui reflète la diversité de ses marchés.
Le marché des terrains à bâtir : des prix encore accessibles dans la vallée
Le foncier constitue un autre élément de différenciation du marché immobilier mauriennais.
Selon les notaires de France, le prix médian des terrains à bâtir vendus dans la vallée de la Maurienne atteint 50 000 € sur la période d’avril 2025 à mars 2026.
La surface médiane est de 750 m², pour un prix médian de 60 €/m².
À titre de comparaison, la médiane départementale atteint 110 000 €, pour une surface de 660 m² et un prix médian de 168 €/m².
Le prix médian d’un terrain à bâtir en vallée de Maurienne est donc inférieur de plus de moitié à celui de l’ensemble de la Savoie.
Cet avantage peut intéresser les ménages souhaitant construire une maison individuelle.
Mais les contraintes foncières sont particulièrement importantes dans une vallée alpine.
Les terrains peuvent être exposés à des risques naturels, notamment les inondations, les mouvements de terrain, les chutes de blocs ou les avalanches selon leur localisation.
La pente, les accès, la nature des sols et les coûts de raccordement peuvent également modifier considérablement le budget d’un projet.
Les possibilités de construction doivent être vérifiées dans les documents d’urbanisme et les plans de prévention des risques applicables à chaque parcelle.
Un terrain affiché à un prix attractif ne constitue donc pas nécessairement une opération économique.
Le logement locatif : une tension particulière liée aux grands chantiers et au tourisme
Le marché locatif mauriennais présente deux dynamiques principales.
Dans la vallée, la demande est largement liée aux habitants permanents, aux salariés des entreprises locales et aux travailleurs mobilisés sur les grands chantiers.
À Saint-Jean-de-Maurienne et dans plusieurs communes voisines, le chantier du Lyon–Turin contribue à renforcer les besoins de logement.
Les observations des professionnels publiées à la fin de l’été 2026 montrent que les disponibilités locatives restent limitées, malgré des fluctuations liées aux mouvements de main-d’œuvre.
Cette situation peut représenter une opportunité pour les propriétaires bailleurs, mais elle comporte également des risques.
Les logements loués à des salariés en mobilité peuvent connaître une demande importante pendant certaines phases de chantier, puis une diminution lorsque les travaux évoluent.
Les investisseurs doivent donc évaluer la demande locative à long terme, indépendamment des besoins temporaires.
En station, le marché obéit à une logique différente.
Les propriétaires peuvent louer leur logement à la semaine ou pour de courts séjours, principalement pendant les vacances d’hiver et certaines périodes estivales.
Dans son bilan de septembre 2026, la FNAIM Savoie Mont Blanc souligne que la montagne a confirmé son attractivité pendant l’été, notamment grâce à la recherche de fraîcheur lors des épisodes caniculaires.
La fédération indique que les stations des grands domaines situées au-dessus de 1 500 mètres ont enregistré une progression de fréquentation de 2,6 %, contre 1,5 % pour les stations de charme. Ces chiffres concernent un périmètre plus large que la seule Maurienne.
Cette évolution renforce l’intérêt des stations capables de proposer une véritable activité touristique estivale.
Mais la rentabilité d’un appartement touristique dépend de nombreux paramètres : taux d’occupation, tarifs pratiqués, frais de gestion, charges de copropriété, entretien et fiscalité.
Un prix d’achat relativement faible ne garantit donc pas un investissement rentable.
Quelles perspectives pour le marché immobilier de Maurienne ?
À l’automne 2026, le marché immobilier mauriennais semble évoluer selon trois grandes dynamiques.
La première concerne la vallée, de Val-d’Arc à Modane. Les prix restent relativement accessibles, notamment pour les appartements anciens et les maisons individuelles. Les activités économiques, les grands chantiers et les besoins résidentiels permanents soutiennent une partie de la demande.
La deuxième concerne la Haute-Maurienne. Les villages traditionnels, les paysages de la Vanoise et les activités touristiques contribuent à soutenir les valeurs, particulièrement dans les secteurs où les biens disponibles sont rares. Mais les différences entre communes restent importantes, et les estimations doivent être interprétées avec prudence.
La troisième concerne les stations de ski. Le marché touristique demeure attractif, mais les prix dépendent fortement de la qualité du domaine skiable, de l’altitude, de l’état des résidences et des possibilités de location saisonnière.
Pour les acquéreurs recherchant une résidence principale, la vallée conserve un avantage économique important par rapport aux autres bassins savoyards.
Pour les investisseurs, les opportunités sont plus complexes. La demande locative liée aux chantiers peut soutenir certains marchés, mais sa pérennité doit être examinée. En station, les revenus touristiques doivent être appréciés au regard des charges et des contraintes de gestion.
Pour les propriétaires souhaitant vendre, la qualité de l’estimation devient essentielle.
Un appartement ancien à Saint-Jean-de-Maurienne, une maison à Modane, un logement touristique à Valmeinier et un chalet à Bonneval-sur-Arc ne répondent pas aux mêmes attentes et ne peuvent pas être évalués à partir d’une moyenne territoriale unique.
La Maurienne reste ainsi un territoire immobilier particulièrement contrasté. Entre les prix accessibles de la vallée, les marchés patrimoniaux de Haute-Maurienne et les stations touristiques, les différences de valeurs traduisent autant les caractéristiques des logements que les modes de vie et les perspectives économiques.
À la mi-2026, l’attractivité du territoire demeure réelle, mais elle ne garantit pas une vente rapide à n’importe quel prix. La localisation précise, l’état du logement, sa performance énergétique et la cohérence du prix restent déterminants.
Sources
- Notaires de France -Conjoncture immobilière de Savoie, juin 2026 : prix médians et évolutions des appartements anciens, maisons anciennes, appartements neufs et terrains à bâtir.
- PAP -Prix immobiliers à Saint-Jean-de-Maurienne.
- PAP -Prix immobiliers à Modane.
- PAP -Prix immobiliers à Aussois.
- PAP -Prix immobiliers à Valloire.
- PAP -Prix immobiliers à Valmeinier.
- PAP -Prix immobiliers à Bonneval-sur-Arc.
- FNAIM Savoie Mont Blanc -Bilan de septembre 2026.
- Le Dauphiné libéré -Tensions sur le marché locatif en Maurienne, août 2026.
- DVF -Base publique des transactions immobilières.
Les chiffres notariaux portent sur les transactions enregistrées du 1er avril 2025 au 31 mars 2026. Les estimations PAP correspondent principalement au 1er octobre 2026 et combinent données de ventes et annonces. Les deux catégories ne sont pas directement interchangeables.
Les prix présentés pour les anciennes communes de Val-Cenis correspondent aux périmètres utilisés par les plateformes immobilières, qui ne coïncident pas nécessairement avec les limites administratives actuelles.
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